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A V C


Communément appelés "attaques cérébrales", les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent la troisième cause de mortalité derrière les maladies cardiovasculaires et le cancer. Mais c’est la première cause d’invalidité lourde et la deuxième cause de démence dans le monde occidental. En France, chaque année 120 000 personnes sont victimes d’un AVC et la moitié en garderont de graves séquelles. En quelques chiffres, découvrez les terribles conséquences de cette maladie.

Les accidents ischémiques et hémorragiques

Les accidents vasculaires cérébraux peuvent résulter :

* AVC : les chiffres De l’obstruction d’un vaisseau sanguin par un caillot, réduisant l’irrigation sanguine dans une zone cérébrale. Le caillot peut se former localement dans une petite artère ou venir du coeur ou d’une lésion de la paroi d’une des grosses artères cervicales (artères carotides et vertébrales). On parle alors d’AVC ischémique ;

* De la rupture d’un vaisseau, entraînant une hémorragie. Le sang se répand et endommage le tissu cérébral alentour. La localisation et la grosseur de l’hématome déterminent sa gravité. On parle dans ce cas d’AVC hémorragique, d’hémorragie cérébrale ou d’hématome cérébral.

Près de 85 % des AVC sont de nature ischémique. Les conséquences des AVC dépendent de nombreux facteurs : la vitesse de rétablissement de la circulation sanguine, la durée de la privation en oxygène et la localisation cérébrale de l’accident.
Un grave problème de santé publique

Parallèlement au vieillissement de la population, le nombre d’AVC augmente et représente dès aujourd’hui un grave problème de santé publique.

Le risque d’AVC augmente avec l’âge. Ainsi, près des trois quarts des patients ont plus de 65 ans. Et après 50 ans, l’incidence double tous les 10 ans. Selon l’association France AVC, le nombre d’AVC par an est estimé en fonction de l’âge




Signaux d'alertes


La prévention des accidents vasculaires cérébraux passe par une meilleure connaissance des facteurs de risque mais également par celle des signaux d’alerte. Ainsi, les accidents vasculaires ischémiques durables sont pour près d’un tiers précédés d’accidents ischémiques transitoires dont les symptômes sont brefs. Trop souvent négligés, ils doivent amener à consulter. Avec Doctissimo, apprenez à les reconnaître !

La connaissance des signaux d’alerte des accidents vasculaires cérébraux permettrait de sauver des milliers de vie chaque année. Ce slogan de la prestigieuse American Heart Association est facilement transposable à notre pays. Tout comme le sont très certainement les chiffres attestant de leur méconnaissance. Selon une enquête téléphonique réalisée en Georgie, seulement 39 % des personnes interrogées pouvaient citer un signal d’alerte des accidents vasculaires cérébraux… Les résultats ne seraient certainement guère différents en France.


Quels sont les signaux d’alerte, puis les symptômes des AVC ?


Les accidents ischémiques transitoires à ne pas négliger !

AVC : les signaux d'alerteUn accident ischémique transitoire (AIT) est un accident cérébral dont les symptômes parfois furtifs passent inaperçus. Pourtant, ils représentent de véritables signaux d’alerte puisque près d’un tiers des accidents ischémiques durables ou infarctus cérébraux sont précédés d’un tel épisode.

Les symptômes des AIT sont brefs et durent par définition moins de 24 heures :

*
Paralysie d’un membre ou d’un côté ;
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Baisse brutale, unilatérale de la vision ou vision double ;
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Troubles de la sensibilité d’un membre ou d’un côté ;
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Troubles du langage, difficulté à parler ;
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Troubles de l’équilibre ;
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Troubles de la compréhension.

Ces troubles disparaissent et ne laissent aucune séquelle. Mais la survenue d’un ou plusieurs AIT multiplie considérablement le risque d’accidents vasculaires cérébraux constitués, durables avec des troubles persistant au-delà de 24 heures et pouvant entraîner des séquelles physiques et/ou intellectuelles. Selon l’American Heart Association, une personne victime d’un ou plusieurs AIT a 9,5 fois plus de risque d’avoir un AVC qu’une personne du même âge et du même sexe n’en ayant jamais eu.

Ainsi, loin de négliger ces signes et malgré un rapide retour à la normale, ces AIT constituent une urgence et doivent amener à consulter votre médecin dans les plus brefs délais. Une prise en charge rapide permet d’enrayer l’évolution vers un accident aux conséquences regrettables.

Certains AVC hémorragiques sont précédés de douleurs crâniennes diffuses (céphalées) soudaines et de très fortes intensités.C




Comment réagir façe a un AVC

Au moment où survient l’accident, restez le plus calme possible ! Il peut s’agir d’une personne qui, brutalement perd ses mots, n’arrive plus à parler, ne voit plus ou ne sent plus une partie de son corps. Dans ce cas, allongez-le sur un lit, rassurez-le puis

prévenez immédiatement le médecin, les pompiers ou le SMUR.


Ensuite, en attendant leur venue, placez le sujet en position latérale de sécurité, c’est-à-dire sur un côté, la ceinture desserrée et le col de chemise déboutonné. Vérifiez aussi qu’il ne s’étouffe pas avec sa langue. Calmez-le et demandez-lui de ne plus parler. Expliquez-lui que vous avez " pris les choses en mains " et que les secours arrivent très rapidement pour le prendre en charge.
Parfois, la scène est plus spectaculaire. Le sujet, après un léger malaise, peut vomir, avoir de forts maux de têtes, voire perdre connaissance. Dans ce cas, les gestes d’urgence que vous devez pratiquer sont les mêmes. Placez le sujet en position latérale de sécurité et appelez immédiatement les secours qui pourront prendre toutes les mesures utiles.

En attendant leur venue, évitez de toucher son cou. Il existe en effet des récepteurs à ce niveau qui peuvent ralentir le rythme cardiaque, ce qui aurait pour conséquence d’aggraver la situation. Cependant, placez sa tête, bien dans le prolongement de la colonne vertébrale.

Pour réduire l’angoisse que génèrent ces situations, n’hésitez pas à diminuer la lumière et à créer une ambiance tamisée. De même, faites sortir toutes les personnes inutiles.

C’est de la rapidité et de l’efficacité de vos gestes que dépend le pronostic. Car plus l’arrêt sanguin est important, plus les lésions peuvent devenir graves.